Les Photographes invités en 2019


Frédéric Briois

Quand Frédéric Briois décide de quitter son métier lucratif de cadre de direction pour se lancer dans la photographie, c’était avant tout pour retrouver une liberté d’agir et se retrouver lui-même et il était bien loin de se douter que sa carrière serait synonyme de vagues, de vent et d’eau salée. En effet, depuis lors, c’est sur les ponts des bateaux qu’il traine ses bottes et son boîtier, fixant les regards et les gestes des pêcheurs. Ses photos sont sans concession, elles emmènent le lecteur derrière le filet de pêche pour découvrir le vrai visage de ces hommes de mer dont la peau est tannée par les embruns.

 

« Je travaille beaucoup en noir et blanc pour rester sur l’authenticité, j’aime les lumières des noirs mais la couleur est parfois évidente. Ce n’est pas moi qui choisis en fait, c’est la scène qui va dicter le choix. »

 

Il est l’auteur de deux livres photographiques : Pêcheurs de Vagues en 2014, qui a reçu le Prix littéraire Nausicaa Planète Bleue et Vagues à Larmes en 2016. Sa place de finaliste des Zooms de la Photo du Salon de la Photo à Paris en 2015 l’a fait reconnaître par le grand public. Une de ses photos a également été récompensée à New-York par l’ONU en 2017, pour la journée Mondiale des Océans. Ambassadeur des Océans MSC pour la pêche durable, il défend les méthodes de pêche responsable en accord avec l’environnement et la gestion de l’écosystème.


Didier Charre et Michel Riehl

Didier Charre découvre la photo en 1979 et plonge. Photographe dans l'armée de l'air, il faisait parallèlement des photos de sport, avec comme modèle l'Agence Vandystadt. Il a eu l'opportunité d'être reporter à l'ECPA, au fort d'Ivry sur Seine, et a couvert, pendant une dizaine d'années, de nombreux conflits (Afrique, pays du Golfe, ex Yougoslavie, etc.).

 

C'est à l'ECPA qu'il a rencontré son ami Michel Riehl avec qui, en 1999, il se lance en indépendant en ayant 3 ans de travail assuré avec Peugeot Sport, gràce à des gens formidables devenus depuis des amis (F1, championnat du monde des Rallyes, épreuves sur circuits).

 

Ils ont aussi travaillé dans d'autres domaines d'activité (architecture, construction, promoteurs, corporate). Ils continuent à travailler régulièrement pour ces clients, ce qui ne les empêche pas d'avoir des projets personnels... 

Dès l’âge de 18 ans, Michel Riehl a tout de suite été passionné par la photographie en intégrant l’armée de l’air qui lui a offert la possibilité de se former à ce métier. Tireur en laboratoire, noir et blanc et couleur, en passant par les prises de vues en studio, il a terminé sa carrière militaire comme reporter photographe, témoin des interventions des Armées en France et dans beaucoup de pays du monde.

 

Il s’installe comme photographe indépendant en 1999 et exerce alors son métier en collaboration avec Didier Charre, en répondant à des travaux de commandes pour Peugeot Sport, Campenon Bernard Construction, Ferrari club, etc. 

 

Les voyages et la nature constituent un domaine permanent d’inspiration. Des recherches photographiques qui l’entraînent vers ce que la nature a transformé et transforme encore aujourd’hui. La beauté et l’universalité de tout ce qu’elle nous propose, formes, couleurs, matières.


H2O / Eaux en couleurs 

 

H2O, la formule chimique de l’eau, source de vie. Elle voyage et se transforme, liquide, solide ou gazeuse. Au fil de ses voyages, les deux photographes vont la suivre au naturel, sous ses formes les plus diverses. Des nuages qui transportent gouttes de pluie et flocons de neige, qui se déposent sur les sommets des montagnes. Lors du dégel, les glaces alimentent de petits ruisseaux formant de petites rivières et coulent vers des cours d’eaux plus importants, les fleuves. Ils se jetteront dans les mers et les océans pour reprendre le cycle de l’évaporation pour former à nouveau des nuages. Lors de tous ces passages, l’eau s’infiltre dans la terre pour remplir les nappes phréatiques permettant d’irriguer les plaines et les prairies. Même lorsqu’elle a disparu, les traces de son existence ou de son passage restent visibles, les terres craquelées, les roches usées par les glaciers. À l’origine transparente, elle a cette capacité de prendre toutes sortes de couleurs dont la Nature a le secret !   


Stéphane Delpeyroux

Stéphane Delpeyroux fait ses premiers pas photographiques dès son plus jeune âge, avec du matériel argentique. Au cours de ses études, des rencontres avec des photographes professionnels ainsi que son passage en numérique ne font qu’amplifier sa passion. La découverte de la photographie en pose longue marque un tournant dans sa démarche artistique et dans la recherche de ses sujets.

 

Pour le passionné de nature qu’il est, la photographie de paysages est une évidence. Les images de grands espaces sauvages l’ont toujours fasciné. Son esprit « globe trotter » l’emmène photographier là où la nature s’exprime le mieux, libre de toutes contraintes anthropiques. En effet, ses images sont désertées par l’Homme. La nature se retrouve seule, tantôt poétique tantôt indomptable, c’est sur elle que se concentre l’attention, dans ses formes qu’elle donne, ses signes graphiques, ses états intermédiaires.

 

Si Stéphane Delpeyroux cherche à magnifier la nature pour susciter l’émerveillement de chacun, il souhaite aussi rendre compte de l’empreinte de l’Homme sur les paysages naturels ou urbains, en s’attachant à une démarche graphique. Ainsi, il porte une grande attention à la composition de ses images, de la prise de vue jusqu’à la post production.

 

Il est auteur photographe depuis 2013 et réalise fréquemment des expositions personnelles en galeries d’art et dans des festivals photographiques.


Julien Gérard

Né en 1980 à Strasbourg, Julien Gérard a été, dans une première vie, Marin-Pompier de Marseille, puis ambulancier dans le privé et au SAMU. De cette période, lui sont restés le goût des autres et le besoin de partager.

 

La photographie entre dans sa vie vers l’âge de 12 ans. Son oncle lui enseigne les bases et lui prête régulièrement son Olympus OM 10. Il fait alors ses premiers pas.

 

En 2008, sa carrière de photographe professionnel est lancée. Spécialisé dans la photographie de voyage, il parcourt le monde et allie commandes des institutions françaises à l’étranger, pour l’édition de brochures publicitaires et, à titre personnel, des projets ayant pour sujet l’être humain. Attaché à ses rencontres, il retourne régulièrement les voir afin de leur rendre hommage et d’offrir les portraits réalisés.

 

En 2009, il se rend au Bénin pour répondre à une commande photo. Il est depuis intimement lié avec ce pays. Chaque année, il y retourne et en 2012, il effectue le tour du pays en moto, soit environ 3 000 km. En avril 2017, il s’y installe. Pour les besoins d’un client, il investit dans un drone. D’abord réticent, il découvre rapidement les avantages de ces appareils, notamment le vol à très basse altitude qui ouvre de nouveaux angles de prises de vues. L’idée d’un livre sur le Bénin fait alors son chemin. C’est en 2019 que l’ouvrage Souffle, le Bénin vu du ciel est auto-édité. Devant le succès du livre, 780 exemplaires pré-vendus, Julien entreprend de fonder les éditions Miwa afin de réaliser ses prochains ouvrages, mais également éditer d’autres photographes.

 

En 2015, il lance le projet "Change Face" dont l’ambition est d’offrir un témoignage visuel fort, sur des « peuples d’ailleurs » qui ont pour tradition de « changer leur visage » à travers des coutumes ancestrales : scarifications, tatouages, piercings… Le premier volet de ce projet a été réalisé dans le nord du Bénin avec le peuple des Bétamarribés.

 

Le terrain est son studio.


Patrick Landmann

Titulaire d’un BTS en photographie option publicité, Patrick Landmann crée en 1979 son propre studio de prises de vues publicitaires qui lui permet d’acquérir une solide connaissance des lumières et du cadre.

 

En 1986, après avoir voyagé en Afrique et Amérique latine, il réoriente son travail vers la photographie de presse. S’ensuit une collaboration avec l’agence Sygma, puis il est appelé au staff de Gamma Presse en 1989. Cette association durera 7 ans et consolidera son regard sur la photographie. Il reprend son indépendance en 1996.

 

Depuis 20 ans, c’est un voyageur insatiable sur une planète qui le fascine. Son esprit curieux l’amène à travailler dans différents domaines, mais il a une préférence marquée pour le reportage au long cours. Il a été missionné à plusieurs reprises par le Patrimoine 2001 (UNESCO) pour photographier les sites du Patrimoine de l’Humanité. Il aime approfondir les sujets qui le passionnent. Ses reportages sont publiés dans les grands magazines nationaux et internationaux.

 

Son travail a été reconnu de nombreuses fois, en particulier, il a obtenu quatre prix au prestigieux World Press Award dans la catégorie science, dont deux premiers prix ; trois prix et une mention honorable au Festival du Scoop d’Angers et en 2007, une mention honorable au China International Photo Contest (CHIPP).

 

En 2008, il a adapté deux de ses reportages en documentaires dont il est co-auteur, « Mini Monstres en Amazonie », réalisés pour Arte, la Canadian Broadcasting Corporation, Discovery et la NHK. Il est  auteur photographe d’un livre aux Éditions Arte et Jean Di Sciullo. Les photographies réalisées durant le tournage ont été exposées en Europe et en Chine.

 

En 2009, il développe une nouvelle technique photographique qu’il baptise « LongTimePhoto ». Ce procédé permet de photographier le temps qui passe, allant de quelques heures à plusieurs mois sur un seul cliché.


Grégory Pol

Grégory Pol est un marin breton et c’est aussi un photographe voyageur sensible. Navigateur et plongeur, il colore d’un regard poétique les photographies d’une nature pour laquelle il se bat et il capte la vie des animaux avec justesse afin qu’ils soient protégés. Ses images nous ouvrent les portes des espaces préservés et rudes des territoires du bout du monde.

 

« Tout petit je rêvais d’explorer le monde et de voyager autour du globe... J’étais très impressionné par les photographies animalières et les documentaires. Dès l’âge de 12 ans, je rêvais de rejoindre l’équipe du commandant Cousteau à bord de la Calypso. Je me suis dit que peut-être un jour, moi aussi, j’arriverai à faire de ma vie une passion. Aujourd’hui, je commence à réaliser une partie imagée de ce rêve d’enfance. »

 

Avec ses séries « Les yeux du Harfang » et « Nord et Blanc », Grégory Pol connaît un large succès. Son travail fait l’objet de conférences et de nombreuses expositions comme au Salon National des Beaux-arts au Carrousel du Louvre 2018 ou à l’Orangerie des jardins du Luxembourg.

 

Il vient d’être récompensé de la médaille d’or de la Société Nationale des Beaux-arts 2018, ainsi que d’une médaille d’or de la Fédération Internationale de l’Art Photographique 2018. Son livre photographique Les Yeux du Harfang a également remporté le prix Chapitre Nature 2017. Ses travaux sont publiés dans les magazines tels que Nat’Images, National GeographicSubaquaPhototech ou encore 30 millions d’amis.


Stéphane Scotto

Dès son adolescence, Stéphane Scotto est passionné par le cinéma. Il se destine alors à une carrière de réalisateur, mais en 1993, après de courtes études d’audiovisuel, il est pris d’un désir d’aventure et de grands espaces. Son service militaire lui donnera l’occasion de signer pour 2 ans comme photographe dans l’Armée de l’Air à Dakar, ce qui lui permettra de se forger une solide expérience dans la photographie aérienne. Au terme de son contrat militaire, il choisit de rester au Sénégal et devient photographe publicitaire.

 

En 1999, après 6 années passées en Afrique de l’Ouest, il décide de rentrer au pays et pose ses valises sur le Bassin d’Arcachon, un joyau de la nature qu’il affectionne depuis son enfance. Fortement inspiré par l’esthétique de ce petit paradis, il se découvre une passion pour la photographie de paysages marins et décide d’en faire sa spécialité. 
Il ouvre sa propre galerie à Arcachon et signe son premier livre Rencontre avec la Lumière qui sera vendu à 5 000 exemplaires.

 

Puis, il élargit son champ de vision à la Côte Basque, aux grands espaces américains et édite son deuxième livre Balade en Altitude. En 2013, il s’envole pour les Antilles et commence à explorer l’archipel de la Guadeloupe. La beauté des paysages parvient rapidement à l’inspirer et en mars 2014, sa photo panoramique de la baie de Grande Anse à Deshaies termine 3e dans la catégorie Paysage au concours des Photographies de l’année. De quoi lui donner la motivation pour approfondir ses explorations photographiques dans cet autre « petit paradis », notamment par un travail de prises de vues aériennes en gyrocoptère très complet, devant aboutir prochainement à l’édition d’un bel ouvrage. Il n’abandonne pas pour autant le Bassin d’Arcachon qu’il continue de photographier régulièrement. Il faut dire que la diversité des paysages de cette lagune est presque en soi un voyage autour du monde !

 

En 2017, il ouvre une seconde galerie sur le Bassin et publie deux nouveaux livres J’ai Rêvé du Bassin et Une Autre Planète. Il se qualifie en finale des Photographies de l’année deux années de suite en catégorie Nature et Environnement, puis à nouveau en 2019.

 

Auteur photographe, galeriste et éditeur, Stéphane Scotto est équipé exclusivement en moyen format. Il considère que les contraintes engendrées par ce type de matériel lui permettent d’aborder différemment son travail sur les paysages. Comme la plupart des photographes de paysages et de nature, il est particulièrement sensible aux atteintes à l’environnement, ce qui l’a amené à s’engager dans la préservation du Bassin d’Arcachon en créant l’association « Les Sentinelles du Bassin ».


Franck Seguin

D’abord photographe filmeur sur les pistes de ski de la station des Arcs dans les Alpes en 1987, Franck Seguin cherche un métier qui lui permette d’assouvir son envie d’action, de sport et d’aventure. Il connaît sa première expérience journalistique aux Éditions Laffont en 1990 avec la publication de « Ski et Monoski ». Spécialisé dans la photographie de sport, il travaille avec l’agence de Gérard Vandystadt, puis il rejoint l’agence de presse Tempsport en 1993, rachetée par Corbis en 2000.

 

En 2002, il crée l’agence de presse Deadline Photo Press (agence de presse généraliste) avec quatre anciens de Corbis-Sygma. Depuis 2008, il est chef de service et photographe au département photo du journal L’Equipe.

 

Ambassadeur de la marque Canon, lauréat du World Press dans la catégorie « Sport » en 2007, Franck Seguin a été finaliste des Photographies de l’année en 2009 lors de la première édition, puis lauréat en 2016 et deuxième en 2017 de la catégorie Sport.

 

Ayant toujours été attiré par le milieu aquatique et la vision du film Le Grand Bleu de Luc Besson ayant attisé cette passion, Franck a aussi réalisé un travail spécifique sur l’apnée, sport d’élite pratiqué par des explorateurs des mers et des océans. Une aventure qui débuta avec Loïc Leferme, un des plus grands champions de cette discipline, dunkerquois d’origine comme lui, dont il est devenu le photographe officiel et qui est décédé au cours d’une apnée d’entraînement en 2007. À travers lui, il rencontre d’autres apnéïstes comme Pierre Frola. C’est Loïc qui lui présente également Guillaume Néry et l’encourage à travailler aussi avec lui. Un livre qui raconte ses dernières expéditions d’apnée est sorti cette année aux Éditions Glénat.


Benoît Stichelbaut

Photographe depuis plus de 25 ans, Benoît Stichelbaut est spécialisé dans le domaine maritime et la Bretagne.

 

Issu du nautisme (diplômé de l’Institut Nautique de Bretagne et titulaire d’un brevet d’Etat en voile), son activité de photographe a débuté dans le milieu de la course au large. Il a collaboré avec les skippers français les plus connus (Loic Peyron, Michel Desjoyeaux, Vincent Riou, Jean le Cam…). Il a aussi couvert des évènements pour le compte des organisateurs (Vendée Globe, Transat Anglaise), effectué des prises de vues pour des chantiers, photographié les rassemblements de bateaux traditionnels et … voyagé pour couvrir les départs et arrivées des grandes courses transatlantiques ! Car mer et voyage font bon ménage ! Son travail d’illustration s’est orienté naturellement vers les îles et les destinations se sont enchaînées mêlant Antilles, Polynésie, Nouvelle Calédonie, Maldives ou Terre de Feu.

 

Reste que pour un photographe de mer habitant dans le Finistère, la Bretagne est un lieu de prédilection. Ses reportages actuels sont consacrés aux îles Bretonnes, aux phares de la Mer d’Iroise, aux tempêtes hivernales, aux petits ports secrets, ou aux chantiers navals de construction traditionnelle. Ses photos sont reprises en publicité, dans la presse, en illustration d’ouvrages (Éditions Glénat, Le Télégramme, Géorama, E/P/A), pour l'édition de produits touristiques (Éditions Jack) et de décoration d’intérieur. Elles sont distribuées par lui-même et l’agence HEMIS.


Christian Vallée

Après une longue carrière dans le cinéma, Christian Vallée crée en 1996, avec son épouse Muriel, l’agence de photographie, de communication et d'édition "Concept Image".

 

En 2012, Christian aménage son studio de prises de vues pour réaliser des portraits d’art en clair-obscur, dans le style cinéma des années 1930.

 

Il remporte, à deux reprises, le Trophée de la Meilleure Photographie Professionnelle – dans la catégorie « Publicité » en 2008 et dans la catégorie « Nature et Environnement » en 2009 – décerné par l’Agence pour la Promotion de la Photographie Professionnelle (APPPF).

 

Il partage aujourd’hui son temps entre les travaux de commande et les travaux personnels – réalisés en argentique et numérique, le plus souvent en noir et blanc.

 

En collaboration avec l’écrivain Julien Cendres, Christian Vallée a publié Dimanche à Cuba, préfacé par Eduardo Manet (Hermé, 2006), Le Pays de Perche (Concept Image, 2012), puis Françoise Sagan, Le Pays où je suis née, préfacé par Denis Westhoff (Concept Image, 2017). Un tout dernier livre de photos en noir et blanc devrait paraître au printemps 2019, Par Vents et Marées.