Les Photographes invités en 2017


Vincent Munier

Passionné par les grands espaces sauvages, Vincent Munier a choisi la photographie comme outil pour exprimer ses rêves, ses émotions et ses rencontres. Voyageur de l’extrême, il en revient pourtant toujours à ses terres d’origine : la Lorraine et notamment les Vosges.

 

Photographe autodidacte, il est l’auteur de plusieurs livres et ses photographies ont été exposées dans plus de 35 pays. Des magazines comme National Geographic, Terre Sauvage et Animan ont publié ses reportages.

 

Son travail met en scène, toujours avec des ambiances particulières, l’animal au cœur de son environnement. Ses images témoignent de son approche naturaliste et de son respect pour la nature. Influencé par certains photographes et peintres japonais, il est de plus en plus adepte de l’art minimaliste. « En tant qu’homme d’images, je tente de matérialiser une intuition poétique de la réalité et de la partager ».

 

Il est le premier photographe à avoir reçu trois fois le « Eric Hosking Award » du « BBC Wildlife Photographer of the Year » ! En 2000, 2001 et 2002, à tout juste 25 ans ! Il a été nommé Photographe de légende de la société Nikon Corporation (Japon) en 2010 et « One of the World’s most influential nature photographers » par Outdoor Photography Magazine en 2011. Le Natural History Museum de Londres a publié son travail dans  « The 10 Masters of Nature photography » en 2013.


Joël Couchouron

Joël Couchouron est né en 1951 d'un père breton et d'une mère vosgienne à Sapois petit village des Hautes Vosges où il réside encore aujourd'hui.

À quinze ans, sur un coup de cœur, il quitte prématurément le collège pour épauler un jeune couple de restaurateur en qualité d'apprenti cuisinier. Au terme du contrat de 3 ans, il abandonne le métier de cuisinier incompatible avec sa philosophie de la vie.

« Je me retrouve sur le marché du travail sans aucun diplôme et j'entre tout naturellement à l'usine située près de chez moi. » Et il ajoute : « En 1975, un couple d'amis me propose un stage sur le thème de la photographie. C'est une révélation et je ne vais plus quitter mon boîtier. »

Fasciné par le débardeur Grand Camille et son bœuf, la dextérité du sabotier Louis Laurent. Inconsciemment, il se met à photographier les paysans de son village. En 1978, sous la pression de ses copains, il se lance à 100% dans l'aventure et devient photographe professionnel. En 1980, il construit sa boutique.

« Autodidacte, sortant de l'usine, j'ai l'impression de ne pas être le bienvenu dans la profession et c'est pour exister vraiment que je me lance dans l'édition de mon premier livre en mai 1982. Un imprimeur installé à quelques kilomètres de chez moi me dit o.k. Et c'est un incroyable succès. Vie paysanne a été édité puis réédité à 25 000 exemplaires. Les titres s’enchaînent à une cadence irrégulière, en fonction des contraintes du banquier, des interdits bancaires... »

À ce jour, 120 000 livres ont été vendus, toujours édités chez le même imprimeur des Hautes Vosges. Fidélité et confiance sont des maîtres mots qui règlent sa vie tant privée que professionnelle. « Il m'était impensable d'éditer mes livres autrement qu'à compte d'auteur. Pour assurer les ventes, je me suis occupé en même temps de la diffusion de mes ouvrages auprès des librairies et autres commerces. » Un auto-éditeur avant l’heure !

Depuis 2016 autour de belles expositions ici ou ailleurs, Joël Couchouron aime raconter ce qui le fait le plus vibrer, la vie dans la montagne vosgienne.


Michel Laurent

Michel Laurent est vosgien, ou plus largement lorrain. Touche à tout talentueux, il a exercé plusieurs métiers avant de se consacrer à la photographie. Il a commencé comme boulanger pâtissier en 1975 et avec sa première paie, il s'est offert son premier appareil photo, un Zenit commandé chez Manufrance. Pendant de nombreuses années, il a couru la campagne le jour pour faire des photos et préparé des baguettes et des gâteaux la nuit pour financer sa passion.

 

En 1985, il ouvre une boutique traditionnelle à Saulxures-sur-Moselotte et se fait alors plaisir dans la diversité des activités. Mais ce qu'il préfère c'est capter l'émotion. Notamment avec la mariée : "C'est son jour. Vous entrez dans son intimité. La larme au coin de l'œil, la bonne lumière, c'est de l'émotion pure." Michel Laurent aime aussi photographier le monde de l'entreprise pour montrer l'homme et la femme au travail. Et l'usine il connait, lui qui a également été tisserand le week-en pendant une dizaine d'années, puis ébéniste et charpentier.

 

La passage au numérique l'oblige à fermer sa boutique, mais il rebondit en passant un CAP d'ébéniste au début des années 2000. Puis il achète son premier reflex numérique, apprend Photoshop et revient à la photographie à plein temps en 2006 / 2007 en s'orientant vers la photographie régionale, dans ses Vosges natales. Tourisme, filière bois, granit mais également plasturgie, Michel Laurent explore toutes les facettes de sa région. "J'aime aussi les paysages quand on y voit la trace de l'homme et l'objet qui porte la marque de celui qui le fabrique. Et la transmission de père en fils et de mère en fille."

 

L'année dernière, avec trois copains amoureux de la nature et de la photographie - Yann Godé, graphiste, Alain Grandemange et Vincent Munier - qui souhaitaient depuis longtemps créer un événement sur les terres où ils vivent et qu’ils chérissent, les Hautes Vosges, il a crée un festival photo : Les Sentiers de la photo. Leur idée était simple : faire du Haut-du-Tôt un lieu de rencontres autour de la photographie, parce que ses paysages invitent déjà à la photographie, parce que les sentiers, les forêts, les prairies leur apparaissaient comme des lieux d'exposition parfaits.


Julien Ermine

Photographe français, Julien Ermine a d’abord été travailleur social, chez lui, en Bretagne. Passionné par l’image depuis des années, il effectue en 2009 un virage professionnel pour se consacrer entièrement à la photographie. Porté par l'univers du reportage, il poursuit, via le prisme du photojournalisme, une certaine forme d’engagement vis à vis de la condition humaine et des formes d’inégalités qu’il avait entamé dans ses précédentes activités.

 

Pour son premier reportage, il parcourt l'Inde pendant 14 mois afin de se confronter à l’essence du métier : raconter certaines formes de réalité en images. Il sillonne alors le sous-continent travaillant autour des conditions de vie des enfants pauvres.

 

En 2013, Julien Ermine remporte deux prix au concours des Photographies de l’année, dans les catégories Humaniste et Nouveau Talent. En 2014, il suit le mouvement des bonnets rouges et reçoit le prix du reportage de l’année. À l’instar de beaucoup de photographes, il réalise des commandes corporate – reportages d’entreprises, d’architecture, réalisation de timelapse – pour financer une partie de ses reportages.

 

Avec six autres photographes, il fonde fin 2014 une nouvelle agence de photoreportage, Dalam avec l’objectif de produire des reportages sur le long court destinés au monde de la presse, sans forcement avoir de prises directes avec l’actualité, afin de raconter des histoires photographiques plus profondes, plus particulières, avec plus de sens.

 

L'an passé, il a couvert la Hongrie et la Grèce afin de réaliser plusieurs reportages sur la situation des migrants et des réfugiés, ainsi qu'en Palestine dans la ville d’Hébron sur les enfants combattants. Ses histoires photographiques ont fait partie des sélections officielles de plusieurs festivals en 2015 et 2016 tels que Visa pour l’Image ou encore le Lens’Art’Photographique où il a obtenu une mention spéciale pour un sujet sur le passage illégal par des familles syriennes du mur de barbelés à la frontière Serbo-Hongroise.


Eric Forey

© Christian Vallée
© Christian Vallée

La photographie accompagne Éric Forey depuis l’âge de 12 ans et il l’a toujours vécue comme un besoin vital, irrépressible.

 

« Dès le début, la photo m’a été aussi nécessaire que l’acte de respirer. » Sa profession de foi ? « Chasser la forme urbaine. Débusquer la couleur. Regarder ce que nul autre ne perçoit. Avancer, reculer, tourner et découvrir le beau où l’on ne l’attend pas. Lever les yeux. Ralentir le pas. Se pencher. S’accroupir. Absorber la ville. Attendre la lumière. Prendre le temps de réaliser l’harmonie nichée là où rien n’était prévu. Apprendre à ressentir différemment la ville. Frissonner pour une façade. Vibrer pour un bardage. S’émouvoir d’un mur. Vivre la ville. Toute la ville. Différemment. »


En 2009, après une carrière dans l'immobilier, il a cessé son activité de chef d'entreprise pour avoir plus de temps à consacrer à la photo. Un emploi salarié lui permet, en parallèle, d'exercer une activité professionnelle dans la photographie aussi bien en tant que formateur qu'en tant qu'auteur.


Trois fois finaliste aux Photographies de l'année, c’est la deuxième fois qu’il remporte la catégorie Architecture après 2013. Mais c’est la première fois qu’il inscrit son nom au palmarès des Photographies de l’année en tant que lauréat de la photographie de l’année en mars 2017.


Stéphane Hette

Illustrateur de formation (Saint-Luc à Bruxelles), Stéphane Hette découvre la photographie par hasard, à 37 ans. Après une année de tâtonnement, il développe une méthode de prise de vue du vivant qui lui est propre. Préservant l’environnement et l’intégrité de ses sujets — des insectes —, il travaille sans autre moyen que sa patience et sa connaissance des espèces, pour réaliser ses photographies.

 

Depuis 2006, il poursuit en parallèle deux projets qui se croisent parfois : Colocataires et Les ailes du désir. 
Depuis 2007, son travail est reconnu et régulièrement récompensé. Stéphane Hette participe à la fondation du magazine Nat’Images et devient membre de la rédaction, avec la triple casquette de découvreur de talents, d’illustrateur et d’auteur de textes et d’images.

 

Ses photographies servent des articles de vulgarisation sur la nature, le plus souvent coécrits avec des scientifiques ou des naturalistes de terrain. Ses images issues de 4m2 de nature sont primées en 2011 et 2012 aux Photographies de l’année. En 2013, il a exposé Art of Butterfly à la Maison Européenne de la Photographie. Stéphane Hette est représenté par les galeries Blin plus Blin.


William Lambelet

 

Passionné par la photographie très jeune, William Lambelet a toujours souhaité devenir photographe. Mais son orientation professionnelle a été toute autre et ce n’est qu’à 26 ans, après une carrière de 7 ans dans l’ingénierie aéronautique, qu’il s’est lancé comme photographe indépendant.

William Lambelet est photographe de mariage depuis 2009. En mélangeant une approche photojournalistique et sa sensibilité, il a développé au fur et à mesure des années son propre style dans la photographie de mariage. Il se passionne plus particulièrement pour les mariages de cultures et d’origines diverses.

Son objectif est de réaliser des images fortes et composées, de capturer à sa façon ces petits moments que tout le monde ne voit pas et d’intégrer des détails dans des images qui reflètent l’ambiance et l’émotion de ce grand jour. Grâce à sa sensibilité et sa créativité, il réalise des images uniques.

Son travail a été récompensé par plusieurs grandes associations de photographies de mariage. Il a été classé trois années de suite (2013, 2014 et 2015) dans le TOP 10 des meilleurs photographes de mariage au monde par la « Wedding Photography Select ». En 2015, il est également classé dans le TOP 10 des meilleurs photographes de mariage au monde par la « Fearless Photographers ». En 2014, William Lambelet est lauréat des Photographies de l’année dans la catégorie « Mariage ». Il récidive en 2016 en remportant sa catégorie, mais aussi le titre de photographie de l’année ! La première fois en huit ans pour le concours que la catégorie mariage s’inscrit au palmarès.

Il vient de s’installer à Montpellier.

 


Didier Mayhew

Didier Mayhew vit au Népal depuis six ans. Venu à la photographie après un long cheminement, il a d’abord travaillé en France en tant que psychologue aux côtés de réfugiés, de détenus et de victimes de traumatismes. Sa formation en psychologie interculturelle puis en anthropologie l’a conduit à mener plusieurs travaux de recherche dans les régions himalayennes.

 

Depuis 2009, date de son installation au Népal, il poursuit un engagement bénévole au sein d’une association d’entraide qui soutient les Sukumbasi, les « sans-terre ».

 

C’est dans la continuité de ce parcours que Didier Mayhew construit aujourd’hui son travail photographique. Une photographie qui décrit la vie de l’autre, dans sa complexité et sa poésie. Son attention se tourne vers les populations vivant aux marges de la société népalaise : les chiffonniers, les sans-abri, les habitants des bidonvilles... Il aime vivre avec eux et réalise actuellement un sujet documentaire sur un groupe de familles itinérantes qu’il suit depuis trois ans.

 

Il a été lauréat des Photographies de l’année en 2015 avec ce reportage sur les « sans-terre ». Entre les vallées de Katmandou et de Pokhara (Népal), un groupe de familles itinérantes, venu des plaines du Terraï, vit sous tente et se déplace d’un lieu à l’autre à la recherche de moyens de subsistance. Chaque jour, les enfants restent seuls au camp pendant que leurs parents parcourent les villes pour récupérer de vieux tissus qu’ils raccommodent et revendent. Ces petits nomades ne sont pas scolarisés et errent sans but, partagés entre les joies et les désenchantements de leur liberté quotidienne. Le camp et ses alentours sont leur terrain de jeu, mais aussi le lieu de leur solitude. Livrés à eux-mêmes mais bougrement débrouillards, ils assurent les tâches quotidiennes et s’épaulent entre eux dans les bons comme dans les mauvais jours. À la nuit tombante, chacun attend fébrilement ses parents et accueille leur retour avec soulagement.


Yann Pendariès

Né en 1975, Yann Pendariès est originaire d’Orléans. Parcourant la ville durant son adolescence, il réalise ses premiers clichés en noir et blanc. Grâce aux origines tchèques de sa mère, il va découvrir, dans les années 2000, sa famille en Bohême méridionale et à Prague. Durant ses voyages, son œil va s’aiguiser et ses clichés vont commencer à prendre un sens certain vers la photographie humaniste.

 

En 2002, il s’installe à Paris où il va faire plusieurs rencontres artistiques déterminantes pour sa future carrière de photographe. Trois ans plus tard, il est diplômé avec les félicitations du jury de l'école Icart Photo à Paris et son engagement pour la photographie sera total.

 

Devenu professionnel, il travaille pour de nombreuses entreprises et agences de communication, réalisant ainsi des reportages, des photos de joaillerie, vins et champagnes, des campagnes publicitaires et de la photographie corporate.

 

Parallèlement, il développe un travail personnel dont cette toute dernière série, « Les tout petits métiers ». Une série poétique dans laquelle il se met en scène comme l'acteur principal de métiers miniatures imaginaires. Cette charmante série à l'univers ludique et créatif remporte actuellement un franc succès auprès des amateurs de photographies artistiques et originales en Europe, Amérique du Nord et Australie.

 

Après plus de dix ans de vie parisienne, il a quitté la capitale pour venir s’installer dans un petit village de Bourgogne, près de Nevers, où il continue de créer des univers imaginaires et insolites.


Serge Simon

Photographe professionnel depuis 1976, Serge Simon a travaillé pour la presse, l'édition et la publicité. Il est également l'auteur de nombreux ouvrages, en collaboration avec son épouse Dominique pour les textes. Pendant plus de 20 ans, il a photographié la faune sauvage d'Afrique, d'Amérique du nord et d'Europe. Ensuite, les animaux de compagnie ont été le sujet principal de son travail, suite à de nombreuses commandes.

 

En 2004, il s'oriente vers une photographie humaniste en noir et blanc et reste fidèle à l'argentique : « Je développe mes films et fais mes tirages consacrés essentiellement aux expositions. » 

 

Passionné par les peuples au mode de vie différent du nôtre, Serge Simon a rencontré et photographié les Peuls et les Toubous au Sahel, les nomades mongols dans le désert de Gobi, les femmes Meena et les Raïka au Rajasthan et plus récemment les ethnies Padaung, Karen, Kayah et Chin en Birmanie. Ses photos sont un témoignage modeste et respectueux de la vie quotidienne de ces hommes.

 

Il ne cherche pas l'image choc qui provoque l'horreur ou la pitié, même si il en a parfois l'occasion. Au contraire, il recherche plutôt le sourire ou la tendresse qui évoquent la sérénité, sinon le bonheur, dans l'art de vivre de ces peuples. Aussi, toutes ses photos sont prises sur le vif : « Je ne fais jamais de mise en scène. Si une situation m'interpelle, je vais me placer en fonction de la lumière. Je peaufine ensuite mon cadrage (premier plan, arrière plan...) et j'attends qu'il se passe un événement intéressant. »

 

Prendre le temps d'observer est pour lui la clef de la réussite. Il n'utilise pas de téléobjectif mais un 35 ou 50 mm : il aime placer son sujet dans son environnement et être en contact étroit avec lui. Il cherche toujours à se faire accepter par le groupe ou la personne qu'il désire photographier de très près. Si parfois la langue est un barrage pour communiquer, il suffit souvent d'un sourire, d'un clin d'œil ou tout simplement d'un petit coup de main aux travaux en cours pour établir une réelle complicité entre le ''modèle'' et le photographe.

 

Malgrè toutes ces bonnes conditions réunies, il faut toujours se tenir prêt, pour saisir une bonne situation ou un regard particulier. Ce moment là ne dure que quelques secondes, c'est pourquoi il fait peu de photos, rarement plus de deux ou trois de la même scène, sans toujours obtenir celle qu'il attend...